Vendredi 18 septembre 2009
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"Bercée par la danse, lente et grâcieuse, des Étoiles éclatantes, je laisse mon corps s'assoupir tandis que mon esprit est plus vif que jamais.
La pénombre teintée de nacre de la Nuit éveille mon imagination et ma réflexion, et aiguise ma nostalgie.
Alors me reviennent en mémoire des éclats de moments heureux, comme les morceaux d'un miroir dans lequel mon reflet n'apparaîtrait plus. Je me souviens d'autres Nuits, belles aussi,
mais surtout en raison des évènements qu'Elles voyaient se dérouler en leur sein.
Et ces Nuits-là, je n'étais pas seule, mais auprès de toi, cette présence qui m'offrait oxygène, lumière et chaleur. Ces moments se sont enfui à tire-d'aile, comme un oiseau
effarouché.
Alors le Souvenir, sinistre et scintillant, sape mes dernières défenses, et me susurre à l'oreille des mots semblables à un miel trop sucré qui me brûlerait la gorge.
Ma poitrine est prise en étau, et des gouttes d'Océan creusent leur lit sur mes joues. Ô Étoiles, Ô Lune magnifique, Guides de ceux qui sont perdus, ne me viendriez-vous pas en aide
? J'erre dans un monde éthéré, les pensées peuplées de questions sans réponses. Aidez-moi à retrouver mon chemin. Je suis Ici car le sol s'est dérobé sous mes pieds. La route que j'empruntais
alors, n'est désormais plus praticable.
Ô combien je rêve de me coucher avec le Soleil rouge, et de m'endormir avec lui ! Crépuscule, mon ami de toujours, offre-moi la paix, et transforme le fleuve torrentiel de mon
esprit en un doux cours d'eau sans remous ! Détruis donc ce maelström terrible, qu'enfin je me calme ! L'Aube est belle, mais alimente mes eaux rageuses, et je crains de déverser autour de moi un
raz-de-marée d'émotions contradictoires.
Je donnerais n'importe quoi pour marcher sous l'ombre d'arbres séculaires, dans une forêt aussi ancienne que riche et profonde. Je me perdrais ainsi à la contemplation des
Merveilles de Gaïa, et oublierais tout ce qui concerne mon être. La rosée m'abreuvera de sa divine ambroisie. Seuls, les chants des oiseaux et le murmure du Vent pourront m'émouvoir.
Juchée au bord d'une falaise, je hurlerai, comme les Loups, mes doux compagnons. Je hurlerai de tant de beauté et de mélancolie.
La Nature sera ma panacée.
Mais je suis condamnée à rester allongée dans ces draps froids, mon honneur bafoué et mon amour gâché, Morphée se refusant toujours à m'offrir le refuge de Ses bras.
Je ne suis qu'un jeune cygne blanc, nageant éternellement dans un lac infini.
Je ne suis qu'une petite feuille, menée partout où le Vent le veut bien, sans jamais se poser.
Je ne suis qu'une simple goutte d'eau dans le grand Océan.
Je ne suis qu'une minuscule étoile égarée dans le Cosmos sans frontières.
Mon coeur est amer et une bile acide déchire ma gorge.
Pourquoi tout ceci ?"
Pearly Mist
Par Pearly Mist
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Publié dans : Écrits.
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