Lundi 6 juillet 2009
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19:15
Il est étonnant de constater que la fille solitaire que je suis soit victime d'un joli sentiment, malgré tout
invivable : l'empathie.
Une forme de sensibilité qui pousse les personnes qui en sont sujettes à ressentir les sentiments ambiants autour d'eux. C'est assez pénible. Un excès de bonheur ou de tristesse ou de colère chez une personne de mon entourage me fait ressentir la même chose. Alors je suis devenue maîtresse dans l'art de camoufler ces accès d'émotions qui ne sont pas les miennes.
Mais cette hypersensibilité ne s'arrête pas aux personnes auxquelles je parle. La lecture d'un roman, la vision d'un film ou d'une émission, ou quoi que ce soit de ce genre, me fait souvent avoir des pleurs incontrôlées et incontrôlables, pour quelque chose de beau, d'heureux, ou de triste. Et vraiment, pour tout et surtout, n'importe quoi : si ce n'était que les scènes vraiment poignantes qui me faisaient pleurer, je trouverais cela normal. Mais un détail suffit pour déclencher cet étrange phénomène...
Finalement, à bien réfléchir, je pense que (et ce depuis que je suis toute petite) mon caractère solitaire est une conséquence de mon empathie : une manière de me préserver.
Le pire endroit pour moi, c'est le quai d'une gare : je ne peux m'empêcher, si rien ne me distrait, d'observer les gens, et d'absorber la quantité d'émotions fortes qu'ils dégagent. Des gens qui se quittent ou se retrouvent...
Au final, je suis bien mieux seule en pleine nature, où seuls les arbres et le ciel arrivent encore à me faire ressentir des choses que je ne suis pas forcée de masquer derrière un véritable et puissant bouclier d'humour. Un bouclier renforcé jour après jour, depuis des années, destiné à me protéger de la meilleure manière qu'il soit. J'ai horreur de laisser passer quelques accès d'émotivité à travers les mailles pourtant serrées de mon armure ; je me sens toujours faible, vulnérable et exposée à tous les dangers. Alors j'enchaîne sur des blagues, encore et toujours, pour cacher ma véritable nature, quitte à sembler avoir une personnalité à des lieues de mon véritable caractère.
Il y a même des moments où j'envie les coeurs de pierre. Malgré tout j'essaie de m'assumer.
Une forme de sensibilité qui pousse les personnes qui en sont sujettes à ressentir les sentiments ambiants autour d'eux. C'est assez pénible. Un excès de bonheur ou de tristesse ou de colère chez une personne de mon entourage me fait ressentir la même chose. Alors je suis devenue maîtresse dans l'art de camoufler ces accès d'émotions qui ne sont pas les miennes.
Mais cette hypersensibilité ne s'arrête pas aux personnes auxquelles je parle. La lecture d'un roman, la vision d'un film ou d'une émission, ou quoi que ce soit de ce genre, me fait souvent avoir des pleurs incontrôlées et incontrôlables, pour quelque chose de beau, d'heureux, ou de triste. Et vraiment, pour tout et surtout, n'importe quoi : si ce n'était que les scènes vraiment poignantes qui me faisaient pleurer, je trouverais cela normal. Mais un détail suffit pour déclencher cet étrange phénomène...
Finalement, à bien réfléchir, je pense que (et ce depuis que je suis toute petite) mon caractère solitaire est une conséquence de mon empathie : une manière de me préserver.
Le pire endroit pour moi, c'est le quai d'une gare : je ne peux m'empêcher, si rien ne me distrait, d'observer les gens, et d'absorber la quantité d'émotions fortes qu'ils dégagent. Des gens qui se quittent ou se retrouvent...
Au final, je suis bien mieux seule en pleine nature, où seuls les arbres et le ciel arrivent encore à me faire ressentir des choses que je ne suis pas forcée de masquer derrière un véritable et puissant bouclier d'humour. Un bouclier renforcé jour après jour, depuis des années, destiné à me protéger de la meilleure manière qu'il soit. J'ai horreur de laisser passer quelques accès d'émotivité à travers les mailles pourtant serrées de mon armure ; je me sens toujours faible, vulnérable et exposée à tous les dangers. Alors j'enchaîne sur des blagues, encore et toujours, pour cacher ma véritable nature, quitte à sembler avoir une personnalité à des lieues de mon véritable caractère.
Il y a même des moments où j'envie les coeurs de pierre. Malgré tout j'essaie de m'assumer.
Pearly Mist